

Alors que le sommeil venait à peine de m'emporter, la porte de notre chambre s'ouvrit drastiquement. Trois hommes armés y pénétrèrent et du coup, ma femme se mit à crier quand ils demandèrent dans un ton énigmatique qui annonçait déjà un sinistre présage : ‹‹ Où est ce chien voleur de femme d'autrui ? Où est-il, ce chien qui vit dans ce palais ? ››. Malgré ses cris stridents, personne ne venait à notre secours. Je reçus un coup dur qui me projeta loin du lit. J'eus le vertige. Tout me devint flou. Ma femme se précipita sur moi malgré le poids de sa grossesse en suppliant ces spadassins de ne pas me faire du mal. L'un d'eux me pointa son revolver. Ce fut, en même temps, un cri semblable au miaulement d'un chat que j'entendis avant l'expression macabre de l'arme.