

Jn 13, 1-30 est un texte qui a toujours fasciné et intrigué les chercheurs, surtout avec son passage sur le lavement des pieds (Jn 13, 4-5), qui fait précisément l’objet du présent travail. Il est vrai que le lavement des pieds réalisé par Jésus traduit la manifestation de son amour pour les siens. Toutefois, sa pratique permanente, au sein de la communauté, après le départ du Maître constitue une bouée de survie qui anticipe les crises de leadership et autres formes de clivages sociaux, susceptibles d’ébranler, voire d’imploser la communauté dont le maintien et la survie dépendent désormais du respect de l’ensemble des règles et prescriptions fournies en Jn 13, 1-30. Quel doit être alors l’impact réel de ce texte biblique dans la vie de l’Église de ce temps en général et de l’Église en Afrique en particulier ? Toute réponse sérieuse à cette question doit obligatoirement et prioritairement passer par une actualisation à la fois objective et minutieuse de ce texte, car faut-il le rappeler, chez les peuples africains, actuellement aux prises avec les problèmes de santé, de faim et d’éducation, seul un amour authentique et concret peut encore garantir la crédibilité du message évangélique.